Soixante et un pourcent des actifs français déclarent se sentir stressés au moins une fois par semaine, selon l’enquête People at Work 2024 publiée par ADP Research. Un chiffre qui traduit quelque chose de bien concret : le stress n’est plus un état exceptionnel, c’est devenu une toile de fond du quotidien. Avec des conséquences mesurables, tant sur la santé des individus que sur l’économie.
Un phénomène qui touche toutes les tranches d’âge, mais pas de la même façon
Les jeunes adultes sont particulièrement exposés. Les moins de 29 ans présentent 59 % de symptômes liés au burn-out, et 30 % des 16-24 ans sont concernés par des troubles psychologiques, selon des données récentes. En 2025, les troubles psychiques représentent la première cause d’arrêt maladie chez les actifs de moins de 40 ans, avec une hausse de 18 % des consultations pour anxiété et dépression en douze mois d’après les données de l’Assurance maladie. Le taux de dépression a, lui, progressé de 50 % en dix ans en France. Les femmes, les personnes isolées et les salariés des secteurs de la santé, de l’éducation et du social figurent parmi les profils les plus vulnérables, selon le Baromètre Santé publique France 2024.
Côté entreprises, 34 % des salariés se déclaraient en situation de burn-out ou à risque en 2024, et 63 % affirment que le stress réduit leur productivité (enquête nationale Unobravo, mai 2025). Moins d’un salarié sur quatre a accès à un plan de prévention complet en santé mentale au sein de son organisation, d’après le baromètre Qualisocial/Ipsos 2025. Le coût humain est réel, et le coût économique aussi : l’absentéisme est estimé à 4 000 euros par salarié et par an (étude Ayming 2025), soit un poids global de 108 milliards d’euros à l’échelle nationale.
Des solutions existent, numériques ou non
Face à cette réalité, plusieurs approches ont démontré leur efficacité. Les thérapies cognitives et comportementales (TCC), qu’elles soient menées en cabinet ou dans des formats digitalisés, aident à identifier les pensées automatiques négatives et à modifier les schémas de réaction au stress. Une étude publiée par la Digital Mental Health Review en 2024 a mesuré une réduction de 30 % des symptômes anxieux chez les utilisateurs réguliers d’applications de gestion du stress et de méditation guidée. Stressup.fr propose un accompagnement dédié à la gestion du stress.
La méditation de pleine conscience et la cohérence cardiaque bénéficient également d’une crédibilité scientifique croissante. Leur pratique régulière diminue l’anxiété et renforce la capacité à réguler les émotions dans les situations de pression. En 2025, le marché français de l’e-santé continue de se développer, porté par une demande forte de solutions personnalisées, accessibles en dehors des créneaux de consultation classiques.
Réduire le stress suppose souvent d’agir sur plusieurs leviers à la fois : l’environnement de travail, les habitudes de vie et le soutien social. Quand aucun de ces éléments ne suffit seul, chercher un accompagnement structuré n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une démarche de prévention.









