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En effet, des essais cliniques ont prouvé que ce genre de désinfectant était assez puissant pour détruire des virus comme celui du sida (VIH) et des bactéries comme celle du SARM (Staphylococcus aureus) ainsi que des salmonelles provenant des viandes et aussi des champignons qui causent le pied d'athlète.
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À l’assaut des microbes avec les huiles essentielles
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La Dre Monique Lacroix, chercheuse à l’Institut Armand-Frappier, s’intéresse aux huiles essentielles depuis plusieurs années. Collaboration spéciale, André Pichette
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Par : Louise Lemieux
Les huiles essentielles pourraient être utilisées dans les hôpitaux pour mettre un frein aux maladies nosocomiales et remplacer les antibiotiques. Les chercheurs sont de plus en plus nombreux à s’intéresser aux effets bénéfiques des huiles extraites de plantes comme la cannelle, l’origan, le thym, la moutarde, etc.
La Dre Monique Lacroix, chercheuse à l’Institut Armand-Frappier, s’intéresse aux huiles essentielles depuis plusieurs années. Leur effet antimicrobien est attribuable aux phénols que dégagent les huiles de plantes, explique-t-elle. Leur concentration pour de tels résultats est, bien sûr, plus grande que ce qu’on utilise dans les diffuseurs domestiques.
« Les huiles essentielles ont surtout été utilisées en aromathérapie, mais elles peuvent aussi éliminer les bactéries pathogènes dans les viandes et les charcuteries, en plus de conserver plus longtemps les aliments », affirme-t-elle.
Les recherches de la Dre Lacroix l’ont d’abord menée du côté de la conservation des aliments — viandes, fruits et légumes — grâce aux huiles essentielles. Celles produites à partir du thym, de la cannelle, du clou de girofle, de la sarriette, de l’origan, de la moutarde sont particulièrement efficaces, selon la chercheuse, et empêchent le développement de bactéries comme la salmonelle. Les huiles peuvent être vaporisées sur les fruits et légumes ou incorporées dans les viandes.
Avantage plus grand encore, selon Mme Lacroix, les huiles essentielles, combinées à des bactériocines (bactéries lactiques présentes dans le yogourt) pourraient remplacer avantageusement les antibiotiques, auxquels résistent de plus en plus de bactéries. Une expérience est en cours dans son laboratoire de l’Institut Armand-Frappier à Laval.
« Les maladies nosocomiales coûtent 4,5 milliards $ et sont responsables de 88 000 décès annuellement aux États-Unis. L’usage des huiles essentielles pourrait être une alternative à l’utilisation des antibiotiques », affirme la chercheuse.
Dans son laboratoire de Laval, la Dre Lacroix tente d’évaluer le potentiel des huiles essentielles pour éliminer la bactérie du C. difficile... sur des hamsters.
Une autre de ses recherches consiste à vérifier la capacité des huiles essentielles à empêcher la prolifération des bactéries sur des plaques de pétris. « On cherche à comprendre quelles concentrations d’huile essentielle sont nécessaires pour tuer les bactéries responsables des maladies nosocomiales comme les entérocoques résistants à la vancomycine ».
La Dre Lacroix travaille actuellement sur la possibilité de décontaminer les murs d’une porcherie avec une émulsion de savon et d’huiles essentielles. Lesquelles ? La discrétion est de mise.
Et pourquoi ne pas étendre cet usage aux murs d’hôpitaux ? Le sujet est à l’étude.
Pour en savoir plus sur les travaux de la Dre Lacroix : www.labo-resala.com
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