Le phénomène de la violence infantile connait une ascension dramatiquement importante. Le débat sur les causes de cette violence, parfois extrême, met généralement la faute sur la télévision. Effectivement, les films peuvent influencer les comportements des enfants, mais une analyse approfondie permet d’observer que les causes sont multiples. Les enfants, dès le bas âge, sont façonnés pour atteindre des résultats performants. Ils sont souvent sur-stimulés pour correspondre aux attentes des parents, du milieu, de la société. Si l’enfant ne réponds pas adéquatement à ces critères pré-établis, on le qualifie comme ayant des troubles du comportement ou d’apprentissage. Ce fait implique de briser et d’invalider les valeurs de l’enfant. Il se retrouve, trop souvent, réduit à un diagnostic et une médication injustifiée. Serait-ce une des causes importantes du décrochage scolaire, de la surconsommation de drogues, de la montée des comportements de délinquance et de la triste réalité du suicide chez les jeunes? À quoi peuvent-ils bien s’accrocher?
À travers des campagnes massives de promotion et de marketing, les drogues psychiatriques sont de plus en plus présentées comme la panaçée à tous les problèmes de la vie elle-même. Sommes-nous en train de droguer une société en mal de vivre dans laquelle nos enfants sont le plus grand symptôme? Avons-nous réellement créé une race d’enfants génétiquement déficiente ou sommes-nous témoins d’un phénomène de conscience où les futurs artisans de demain nous obligent à réviser activement les bases et valeurs de notre société? Ne sommes-nous pas obligé de constater que nous avons exposé nos enfants, et les générations passées, à la robotisation de l’être humain parfait et à l’inconscience du sens véritable d’être en vie?
Les faits démontrent que nous trahissons nos enfants par notre propre irresponsabilité à voir les choses en face. Nous avons laissé tombé à un moment où les enfants ont le plus besoin de nous. Notre inconscience est en train de droguer l’esprit de l’enfance pour qu’on ne puisse jamais y voir jaillir sa beauté, son innocence, sa créativité et surtout, sa grande sagesse.
Il est à noter que l’auteur ne porte absolument aucun jugement sur les parents. Au contraire, ce texte vise à aider les parents à réfléchir sur les alternatives possibles et sur une autre façon de concevoir le THADA. Pour plus d’informations, contactez le webmaster: MIEUX-ETRE@MAISON-SANTE.COM
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Sommes-nous en train de droguer une génération d'enfants au profit de l'industrie pharmaceutique ?
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Sources:
Citizens Commission of Human Rights
¨Psychiatrie: Les enfants trahis et drogués¨
1998 no. 11566 1-800-869-2247
Santé Canada
¨Enquête sur le trouble de l’hyperactivité avec déficit de l’attention (THADA). Diagnostic et traitement au methylphenidate chez les médecins canadiens.
1999 présenté par: GPC Factor Research Group pour le Programme des produits thérapeutiques
Fiche-médicaments-pharmacie (CPS et le USP DI)
U.S. Pharmacopeia Drug Information for U.S. and Canada
Québec Science
¨Guide pour parents hyperactifs¨
Septembre 1998
Rapport d’analyse sur le déficit d’attention/hyperactivité
Perceptions des acteurs et utilisation de psychostimulants
Université de Montréal, Direction de la Santé Publique, Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux de Laval, Pédiatrie de Laval, Clinique de développement petite enfance.
Bulletin de nouvelles
Centrale de l’enseignement du Québec
¨Hors du Ritalin, plein de salut¨
1998
RITALIN (méthylphénidate)
Propriétés : Stimulant du système nerveux central
Forme: Pilule à courte action administrée oralement. Rainuré blanc (20mg), bleu pâle (10 mg) ou jaune (20 mg).
Dosage: Propre à chaque individu. La moyenne varie entre 5 mg et 20 mg aux 4 heures.
Prescription initiale: 5 mg et augmentation de 5 mg à tous les 4 à 5 jours avec observation constante jusqu'à ce que le dosage correct soit atteint.
Durée d'action: Le Ritalin fait effet entre 15 et 20 minutes après l'ingestion, ce qui est très utile chez les enfants qui ont des difficultés à commencer leur journée. La durée d'action est de 3 ½ h à 4 h. durant les périodes d'éveil.
Effets secondaires possibles:
Une fatigue, des douleurs musculaires, un amaigrissement, de l'insomnie, des troubles du sommeil, de l'excitation, une fragilité émotionnelle, des troubles cutanés et digestifs, des troubles de la vision, des céphalées et des palpitatiUne fatigue, des douleurs musculaires, un amaigrissement, de l'insomnie, des troubles du sommeil, de l'excitation, une fragilité émotionnelle, des troubles cutanés et digestifs, des troubles de la vision, des céphalées et des palpitations ont été décrits avec RITALINE.
Surdose: Dépression, léthargie, perte de "l'étincelle dans les yeux" Si cela se produit, consultez votre médecin afin qu'il diminue le dosage.
LA CONSOMMATION DU RITALIN AU QUÉBEC
Au Québec, la consommation de Ritalin est aujourd'hui cinq fois plus importante qu'en 1990. Le nombre d'ordonnances est passé de 37 000 en 1990 à plus de 183 000 en 1997. On estime que 5% des enfants d'âge scolaire en consomment. Dans les milieux défavorisés, ce pourcentage grimpe à 12 %.
RÉFLEXIONS SUR L'UTILISATION DU RITALIN
Un aspect qui est souvent négligé concerne les conséquences psychosociales du traitement pharmacologique du TDA-H avec le Ritalin. L'utilisation de ce produit peut modifier la perception que l'enfant a de sa propre efficacité et de son sens des responsabilités. Le fait de prendre ce médicament peut renforcer l'idée de l'enfant qu'il est différent des autres et lui laisser croire qu'on n'attend pas de lui qu'il se comporte de façon appropriée pour son âge. De plus, la famille et les professeurs renforcent souvent cette notion en traitant différemment l'enfant hyperactif. Par exemple, lorsqu'un enfant commet une faute mineure, il est fréquent que l'adulte demande à l'enfant hyperactif : "As-tu pris ton médicament ce matin ?" alors que la même faute commise par un frère ou un camarade entraînera généralement un commentaire l'incitant à se conduire correctement. Ce genre de situation laisse sous-entendre à ce dernier qu'il a une certaine capacité de se contrôler alors que dans le cas de l'hyperactif, on recherche un correctif externe sous forme de médication.
Comment sont perçus les enfant prenant du Ritalin par les autres enfants ? Les relations entre les enfants hyperactifs et les autres enfants sont souvent difficiles et la perception négative dont ils sont victimes n'est sans doute pas seulement due au fait qu'ils prennent un médicament. Leur impulsivité et leurs comportements inacceptables sont probablement responsables de leurs difficultés d'intégration. Enfin, bien qu'on ne constate pas de risque important de dépendance au Ritalin chez les enfants ayant un TDA-H, ce médicament est reconnu comme une drogue d'abus et il existe un marché noir qui atteint même la cour d'école, exposant les enfants qui prennent du Ritalin à des agressions et du chantage de la part de ceux qui en abusent.
Les inconvénients et les avantages du traitement pharmacologique du TDA-H sont multiples. L'important est donc de limiter l'usage de stimulants aux enfants qui en ont un réel besoin pour assurer un fonctionnement social adéquat. Le diagnostic du TDA-H doit comprendre plusieurs évaluations. Plusieurs étapes sont nécessaires pour poser un diagnostic aussi lourd de conséquences. Le médecin devrait tenir compte des observations des parents et des professeurs, d'un psychologue scolaire, si possible, et effectuer un examen physique complet. Il devrait consulter un spécialiste, psychiatre ou neurologue, qui évaluera les problèmes émotionnels et la situation familiale de l'enfant et écartera la possibilité d'autres problèmes tels que dépression ou anxiété sévère. Des tests permettant d'évaluer les problèmes d'apprentissage devraient aussi être effectués.
Sources :
Lyse Lefebvre, pharmacienne, Bulletin d'information toxicologique, vol.12, no 1, avril 1996
Dr Christian Fortin (Centre de santé publique de Québec)
Elaine Lemire, Guide pour parents d'enfants hyperactifs
Rédaction : Centre L'Étape inc. - novembre 2001
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