Aujourd’hui, le biofeedback n’est plus l’apanage des praticiens de médecines alternatives et des psychologues. Plusieurs professionnels de la santé, tels que les physiothérapeutes et les spécialistes en médecine sportive, ainsi que des sciences sociales, comme les conseillers d’orientation, ont intégré cette technique à leur pratique.
En pratique
Le biofeedback est une technique qui s’inscrit généralement à l’intérieur d’un traitement plus global, comme une thérapie comportementale ou de la rééducation physiothérapeutique. On l’utilise souvent en combinaison avec d’autres techniques comme la relaxation et les exercices adaptés. Le déroulement des traitements et le type d’appareils varient grandement selon le problème de santé.
Le biofeedback s’adresse à des patients motivés et persévérants. En effet, une fois le diagnostic établi, il n’est pas rare qu’on doive compter de 10 à 40 séances d’une heure pour s’assurer d’obtenir des résultats satisfaisants, et surtout durables.
Quel que soit le type de traitement, une séance de biofeedback présente quelques constantes : elle se déroule dans un endroit calme et reposant; parfois, on fait jouer de la musique douce; le patient est assis confortablement, ou couché, et se concentre sur les signaux auditifs ou visuels transmis par le moniteur à partir de capteurs placés à certains endroits stratégiques de son corps (encore une fois, selon la région du corps à traiter et le type d’appareil).
Le praticien agit comme un guide ou, si l’on préfère, un conseiller. Il aide le patient à prendre conscience de ses réponses physiologiques (tension nerveuse, température corporelle, rythme cardiaque, respiration, résistance musculaire, etc.) en fonction des données que lui communique la machine. Il prodigue information et encouragements, et aide le patient à appliquer au quotidien ses nouvelles habiletés.
Dans sa vie normale, le patient devrait donc être capable d’agir sur son propre organisme, c’est-à-dire de modifier ses réactions ou ses comportements sans le concours des appareils. À la sortie d’une séance de biofeedback, on se sent normalement plus en contrôle de son corps.
Au Québec, les praticiens en biofeedback sont relativement peu nombreux. Toutefois, la Fondation Neurone (voir Sites d’intérêt) donne accès à une liste de praticiens accrédités par le Biofeedback Certification Institute of America (BCIA).
Formation
Aux États-Unis, le Biofeedback Certification Institute of America (BCIA), fondé en 1981, encadre la pratique du biofeedback. L’organisme a établi un ensemble de normes auxquelles devraient se conformer les professionnels accrédités, et offre plusieurs formations en biofeedback un peu partout à travers les États-Unis.
Seuls les professionnels de la santé, de la psychologie et de certaines sciences sociales (orientation, par exemple) détenant un diplôme universitaire ou un équivalent peuvent accéder à cette spécialisation.
Au Québec, aucune école n’offre les formations accréditées par le BCIA. En Europe francophone, la technique est également marginale, même s’il existe en France un regroupement national appelé Association pour l'Enseignement du Biofeedback Thérapeutique (voir Sites d’intérêt)